Nos préinscritions pour l'ING New York City marathon, ouvriront le 05/06 à minuit (nuit du 05 au 06).
A cette date vous pourrez...
Combien d'entre nous seraient-ils
d'accord de passer une demi-journée à l'extrémité d'une rue, posté devant un
panneau rond et rouge rayé blanc appelé sens interdit accroché à une barrière
métallique ? ... Affublé d'un chasuble de couleur fluo ou d'un brassard,
il s'agit du signaleur, du commissaire de parcours, du bénévole de carrefour,
du pseudo rôle de gendarme à faible
autorité car peu crédible. Sa fonction : orienter la circulation, atténuer
l'énervement, accepter les insultes du riverain gêné, de l'automobiliste pressé :
« Mais que se passe-t-il à l'autre bout de la rue ? », « Quoi
! Une course pédestre et vous bloquez la ville pour cela! ».
Pendant
ce temps à l'autre extrémité de cette rue vierge de circulation un serpentin multicolore
défile pendant des heures, des milliers de jambettes martèlent le macadam, des
individus soufflent, souffrent et partagent leur passion commune, celle de
courir. Ces mêmes bipèdes qui demain reprendront leur véhicule et vociféreront
à leur tour auprès d'un chauffeur de livraison mal garé ! Mais aujourd'hui
ils ont payé leur inscription pour être les rois du macadam et malgré leur
souffrance rien ne leur ferait échanger short contre chasuble fluo, moi y compris,
consommateur à l'extrême se souciant fort peu que derrière une organisation il
y a une multitude de petites mains indispensables à notre confort de coureur.
Ce brave signaleur bénévole ne verra donc rien de la course. Est-il coureur lui-même ? L'ami d'un coureur, le copain de l'ami d'un coureur ? Il le fera pour un coupe-vent, un tee-shirt, une casquette, un sandwich et une cannette remis par l'organisation. Ils se retrouveront lors du repas d'après-course, heureux d'avoir participer à la fête, heureux d'avoir rendu des gens heureux. Fierté également de cette tâche qu'on lui aura confiée, parfois valorisante pour celui qui a été rejeté par une société sans pitié. Volontaire l'année prochaine ? « Ouais, mais dans un endroit plus sympa où je pourrai voir les coureurs »...histoire de faire tourner les postes et d'éviter frustration ou écoeurement.
Avec les signaleurs, les « distributeurs » de dossards qui nous donnent le fameux sésame du participant, les « coupeurs de puces » s'occupent de nos chaussures car nous sommes bien trop fatigués pour nous baisser et défaire nos lacets, les souriantes préposées à l'arrivée offrant médailles et claquant quelques milliers de bises à des sujets dégoulinants de sueur, beurk ! les masseurs, les gardes sacs ...etc... certains même allant à cumuler les postes, les veinards !
Ils forment la grande famille des BENEVOLES. Ils étaient ainsi 2500 lors du dernier marathon de Paris pour s'occuper de 35000 coureurs. Un bénévole pour 10 à 15 coureurs, statistique incompressible quelque soit l'épreuve. Pour être organisateur il vous faut donc disposer d'un sacré carnet d'adresses, d'un réseau relationnel et d'un sens de la psychologie pour savoir responsabiliser le bénévole, le rendre professionnel avec tact et sans heurt. Les plus charismatiques seront des chefs de secteurs qui mèneront au mieux leur troupe dans la mission confiée. Une ambiance de feu lors d'un ravitaillement et c'est la douleur du coureur qui disparaît ... momentanément.
Imaginez que demain il faudrait rémunérer le bénévole... qui ne le serait plus ... les frais d'inscription subiraient une inflation certaine et serait une source de mécontentement.
Dans les rues ils y avaient donc 35000
bénévoles potentiels. Allez, juste pour une fois on inverse les rôles ! L'envers
du décor, ce clin d'œil, cette tape dans les mains est pour lui.
« Mon
record s'est grâce à toi, Merci mec ! »
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