Vous êtes ici : Accueil » Dominique Chauvelier vous dit tout » Dominique Chauvelier vous dit tout! » EDITO

Dominique Chauvelier vous dit tout

Coup de coeur

MARATHON DE SAN FRANCISCO - SEMI, 23 juillet 2017
  • MARATHON DE SAN FRANCISCO - SEMI, 23 juillet 2017

    Il y a 40 ans déjà, le 10 Juillet 1977 se courait le 1er marathon de San Francisco.

    Vous partirez aux "aurores" des quais de Waterfront,...



Dominique Chauvelier vous dit tout!

EDITO

img_4261(5).Jpg - 0.0 o

img_4261(5).jpg

 

La plupart des courses boostent leur nombre de participants de 10 à 20%. De nouveaux adeptes prennent part à des épreuves souvent avec brio, se découvrant des talents inattendus. J'aime parfois me noyer dans cette masse de coureurs en m'auto-proclamant meneur d'allure d'un peloton à 1 heure et demi lors des 20 km de Paris ou un « 3 heures » au marathon de Genève, avec en dessert une nouvelle participation à un marathon de New York très Hot et battant lui aussi tous les records de popularité grâce au système de vagues.

Je me délecte de ces ambiances et si courir entre 12 et 14 km/h représente pour la plupart d'entre vous une performance, pour moi il ne s'agit pas d'un rythme naturel (excusez moi pour ce côté prétentieux !) mais mon esprit est tellement occupé par ailleurs que mon corps s'adapte sans aucun problème particulier et sans  lassitude à ce faux-rythme imposé. Des images, des couleurs, des bruits, des paroles, des sérieux, des rigolards (au début), des tapes dans le dos me font oublier que je suis en train de courir, mécaniquement je suis une machine !

Je suis surpris ainsi par ce petit costaud haltérophile d'un mètre cinquante, ce septuagénaire qui en montre à plus d'un, contemplatif devant (et moi derrière) les jambes longilignes de cette  belle brune, par le nombre des maillots blancs en coton (cela existe encore !), par les bousculades aux ravitaillements, par les anciennes rencontres « tu te souviens on s'est vu à New-York en 1992 »... « euh oui ! bien sûr... ! » Surpris par le départ en sur-régime des présomptueux qui se feront absorber quelques kilomètres plus loin par le peloton que je conduis tel un rouleau compresseur. Surpris par le nombre de nouveaux venus sur le macadam auxquels, en pleine action, je me permets de demander en criant «  quels sont ceux qui participent pour la première fois à un marathon ? » et tout en me retournant j'aperçois une multitude de bras levés, tel  des élèves sérieux et appliqués.

Etre  dans « les moins de trois heures » vous fait rentrer dans la classe supérieure, marque  la reconnaissance et le respect auprès de vos confrères bipèdes. Les champions à 2 heures 10' vous concernent peu, ces extra-terrestres vous semblent pratiquer un autre sport !

J'imagine également le regard hébété d'un interlocuteur hors de ce monde de runners à l'écoute de vos expressions : «  Tu vises quoi ? »  « Tu mets la barre à combien ?» pour exprimer votre souhait chronométrique. Cette personne vous prendra peut être pour un chasseur ou un sauteur en hauteur mais si de plus vous rajoutez «  les lièvres sont partis trop vite » , pas de doute la chasse est ouverte. Pour lui existent également le coureur-terminator « mes jambes tournaient toutes seules , puis j'ai explosé au 30ème ! », le coureur-accidenté  «  j'suis rentré dans le mur » «  j'ai éclaté »  « je m'suis cramé, j'suis mort », le coureur alcoolique « j'ai bu à tous les ravitaillements » « il faut boire avant d'avoir soif » «  j'ai attrapé les ballons (de) rouges » « j'ai fait le Médoc »,  le coureur imperméable qui est passé entre les gouttes ,le  coureur technicien qui hésite entre le système torsion, le gel à l'intérieur ou les bulles d'air , le coureur mathématicien qui effectue  5 mille à 85% de sa VMA donc à 170 puls (ouf !), le coureur sexe qui à su...ivis toute la course sans prendre le moindre  relais ou cette concurrente qui s'est fait ...emmener... par son ami durant tout l'épreuve pour réaliser une belle performance...

Il y a aussi ces phrases entendues : le fan «  j'ai couru avec les mêmes baskets que Benoît Z », le modeste « j'ai couru le marathon en quatre heures moins le quart », l'intellectuel en doute « pourquoi j'attends trop le dernier moment pour tout donner ? et quand c'est le moment il est trop tard et je ne peux plus tout donner... », l'erreur de calcul «  à chaque fois je m'en veux mais c'est trop tard... », le bleu à qui on demande « tu cours en quoi ? » pour la catégorie et sa réponse « en short ! », le naïf «  Puis-je faire des lignes droites en virage ? »

Celles de ces débutants qui vont au bout d'eux-mêmes comme ce fut le cas cette année lors d'un New-York très chaud et toujours aussi difficile dans sa deuxième partie : «  c'est vraiment dans la tête » et « il y a ceux qui l'ont fait et il y a les autres , cela ne fait aucun doute... tu ne peux pas en parler sans l'avoir fait ... » ou enfin « c'était dur mais dur comme ...comme rien. Ca ne ressemble à rien comme dureté... »

A nous entendre notre interlocuteur novice et amusé par notre langage  pourrait nous dire «  eh vous ! vous ne gagnez plus votre vie, vous la dépensez » , répondez-lui «  c'est fait pour ça ! »

Retour

Liste de diffusion

Marathons Thomas Cook - Centrale reservations
2 place de la Comédie, BP31113, 34008 Montpellier Cedex 01
Tel : 04 67 91 31 80 - Fax : 04 67 91 31 87 | Mentions légales